organisation
L'Autorité néerlandaise de protection des données (Autoriteit Persoonsgegevens) est le régulateur chef de file pour Uber, dont le siège européen est aux Pays-Bas. Le 21 août 2026, elle a infligé à Uber une amende de 824 990 000 euros, la deuxième plus élevée jamais prononcée sous le RGPD. Le motif : Uber a pris des décisions entièrement automatisées sur des chauffeurs, suspendant ou désactivant leurs comptes sur soupçon de fraude ou pour des notes clients trop basses, sans examen humain et sans les informer suffisamment. C'est une violation de l'article 22 du RGPD, qui encadre la décision entièrement automatisée. L'affaire est partie de 171 chauffeurs français, via la Ligue des droits de l'Homme et la CNIL. Uber conteste et fait appel.
Notre lecture
Ce n'est plus une règle propre aux plateformes, c'est le droit commun des données qui sanctionne, à un niveau record, une décision automatisée aux conséquences lourdes pour des personnes, prise sans humain dans la boucle. Toute entreprise qui laisse un système décider seul d'un accès, d'un score ou d'une sanction est concernée, pas seulement les plateformes. La question de direction : où, chez nous, une décision à fort impact est-elle prise sans qu'un humain puisse l'examiner et l'expliquer ?
Décision en appel, non définitive. Uber conteste avoir désactivé définitivement des comptes sans examen humain. Le cas vise des chauffeurs indépendants de plateforme ; son extension aux salariés est une lecture, pas une certitude acquise.
Sources
Autorité néerlandaise de protection des données, communiqué : https://www.autoriteitpersoonsgegevens.nl/en/current/uber-fined-nearly-825-million-euros-for-automated-driver-blocking · Bloomberg, 21 août 2026 : https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-08-21/uber-faces-825-million-dutch-fine-over-driver-data-breach
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