la dette décisionnelle
Au-delà de la dette financière et technique, les ETI accumulent une dette décisionnelle invisible : des choix reportés, des compromis flous et des validations en boucle dont le coût croît de manière exponentielle. L'économie comportementale l'explique : le biais de statu quo et l'aversion à la perte poussent les dirigeants à "acheter" une sécurité émotionnelle immédiate au prix d'une fragilité stratégique future. En France, la distance hiérarchique élevée et la recherche d'un consensus de façade amplifient le phénomène. Des entreprises comme Alan, BlaBlaCar ou Doctolib montrent pourtant qu'une vélocité décisionnelle supérieure repose sur du design organisationnel : classifier les décisions, clarifier qui tranche, et documenter par écrit. Un diagnostic des frictions réelles, mené auprès de l'ensemble des collaborateurs, permet de quantifier cette dette et de la résorber méthodiquement. La première décision à prendre, c'est souvent de regarder le problème en face.